Communauté fondée à Memramcook (N.B.) le 5 octobre 1874 par Soeur Marie-Léonie c.s.c. avec l'aide du Père Camille Lefebvre de la Congrégation de Sainte-Croix. C'est le 31 mai 1880 que naît officiellement l'Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. Cet Institut est transféré à Sherbrooke le 5 octobre 1895, et c'est de là qu'il grandit. Le 26 janvier 1896, un mandement de Monseigneur Paul LaRocque en décrète l'érection canonique. Les objectifs de la communauté sont la sanctification personnelle des soeurs et le dévouement aux humbles travaux du ménage, principalement dans les collèges et séminaires, et dans toutes les maisons dont le but est la formation des prêtres.
MÈRE MARIE-LÉONIE est née le 12 mai 1840 à l'Acadie, au Québec. Élodie est l'unique fille et la troisième d'une famille de six enfants dont quatre survivront. Ses parents, Joseph Paradis et Émilie Grégoire gagnent laborieusement leur vie en milieu rural. Ils éduquent leur fille qui héritera de leur bonté, de la douceur de l'un comme de la fermeté de l'autre. Dès l'âge de neuf ans, elle entre comme pensionnaire chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Laprairie. L'instruction qu'elle y reçoit la prépare à sa mission de fondatrice.
En février 1854, elle devient postulante chez les Sœurs Marianites, la branche féminine de la Congrégation de Sainte-Croix, à Saint-Laurent. Le fondateur, Le Père Basile-Antoine Moreau, de passage au Canada, lui permet le 22 août 1857, de prononcer ses vœux en dépit d'une faible santé. Elle a 17 ans. Jusqu'en 1862, elle s'adonne à l'éducation dans le rayonnement de Montréal, puis on l'envoie huit ans à l'Orphelinat Saint-Vincent-de-Paul de New York.
En 1870, elle se joint à la branche américaine des Sœurs de Sainte-Croix en Indiana mais à l'automne de 1874, elle est envoyée à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, pour prendre charge de l'équipe de Sœurs qui assument les travaux domestiques du collège Saint-Joseph alors dirigé par le Père Camille Lefebvre, de la Congrégation de Sainte-Croix. Ce coin de l'Acadie française se révèle vite une source de vocations qui ont tôt fait de se grouper autour de Sœur Léonie. En 1880, le chapitre général des Pères de Sainte-Croix accepte que ces religieuses portent le nom de « Petites Sœurs de la Sainte-Famille » et s'organisent en Institut autonome sous la direction de Sœur Léonie. Tout en se sanctifiant par des vœux privés, ces jeunes se dévoueraient aux soins domestiques des collèges de Sainte-Croix au Canada.
1895-1912
En 1895, la mort du Père Lefebvre, qui avait assisté la communauté depuis ses débuts, laisse sans approbation canonique cette œuvre chargée de promesses. C'est alors qu'intervient Mgr Paul LaRocque, évêque de Sherbrooke. Il cherche des religieuses pour son séminaire et son évêché. Sœur Léonie consulte, réfléchit et décide de transférer la maison-mère et le noviciat des Petites Sœurs de la Sainte-Famille à Sherbrooke. Elle obtient ainsi, en 1896, l'approbation diocésaine.
Sœur Léonie demeure toujours une professe de Sainte-Croix et en porte le costume. En 1905, saint Pie X la relève de ses obligations envers sa première communauté et lui permet de revêtir l'habit religieux donné à ses Sœurs. En 1912, plus de 600 religieuses suivent Mère Léonie au service des prêtres. Trente-huit maisons bénéficient des services des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. Mère Léonie, âgée de 72 ans, décède subitement à Sherbrooke, le 3 mai 1912, après avoir dirigé sa communauté pendant 32 ans. Ses funérailles sont un triomphe. Son corps est précieusement gardé près de la chapelle de la Maison Générale, au Mont Sainte-Famille, à Sherbrooke.
Pour en connaître plus sur l’histoire des Sœurs de Sainte-Croix au Canada visitez le site internet sœursdesaintecroix.org